Alimenter les villes, des solutions en marche

Chapitre n°3

Les quatre études de cas représentent bien la diversité des capacités d’innovation en fonction de multiples dimensions et échelles d’intervention. Elles mettent en Lperspective la complexité des systèmes de production, de distribution et d’accessibilité et questionnent systématiquement la problématique de la gouvernance et du faire ensemble. Le premier projet s’attache à démontrer que par des moyens simples et une échelle de quartier très localisée, il est possible d’agir sur la diversification alimentaire et les revenus des populations urbaines vulnérables, grâce à la mise en place de « sacs potagers ». Ceux-ci utilisent des matériaux de récupération et une technique simple qui a la possibilité d’être répliquée facilement. Même si ce projet n’avait pas pour objectif de développer une dynamique participative, l’efficacité des sacs potagers a poussé leurs utilisateurs à s’organiser collectivement pour diffuser cette pratique.

Le premier projet s’attache à démontrer que par des moyens simples et une échelle de quartier très localisée, il est possible d’agir sur la diversification alimentaire et les revenus des populations urbaines vulnérables, grâce à la mise en place de « sacs potagers ». Ceux-ci utilisent des matériaux de récupération et une technique simple qui a la possibilité d’être répliquée facilement.

Le second projet s’attache davantage à la problématique de la proximité par rapport aux systèmes de distribution en ville. Si la maison de l’alimentation durable s’apparente au fonctionnement des halles que nous connaissons, elle va plus loin dans son raisonnement liée à la proximité. Que ce soit au niveau des producteurs, des distributeurs ou des consommateurs, cette étude conceptualise la notion de proximité d’accès, identitaire, relationnelle et de processus. Elle met en perspective le besoin de sens et de valeurs que nous attachons de plus en plus aux aliments que nous achetons.

en place au niveau d’un verger pour répondre à la diversité des modes de consommations. La promotion de vergers commerciaux ou municipaux permaculturels est une des solutions qui permet de rapprocher au mieux producteurs et consommateurs. Le modèle proposé par la permaculture offre une alternative au bio qui ne résolvait pas les problèmes liés à la monoculture. Cependant, la duplication de ce type de verger de petites surfaces nécessite de repenser ce genre d’écosystème équilibré dans un contexte où la biodiversité serait une valeur intrinsèque aux modes de production.

Avec la quatrième étude de cas, nous passons à une échelle géographique beaucoup plus importante, le sujet tenant plus à la reconversion des espaces qu’à la mise en place d’innovation à proprement parler. La fabrique italienne paysanne présentera sous la forme d’une cité de l’alimentation durable, les principales filières alimentaires italiennes. Elle montre que la dimension économique et commerciale rattrape souvent des projets liés aux territoires et très localisés à des problématiques d’enjeux territoriaux plus vastes.

Malgré les différences des projets proposés, la dimension sociale et sociétale fait partie intégrante des innovations à l’œuvre pour alimenter les villes. Les solutions ne se décrètent pas mais s’expérimentent, à l’image des petits espaces des jardins partagés qui essaiment ici et là. Chacun essaie à sa manière de produire du sens avant même de produire pour des consommateurs. Ces derniers deviennent d’ailleurs de plus en plus des acteurs de la diversification des modèles en circuits courts.

Le troisième projet montre encore davantage l’interaction complexe qu’il est possible de mettre


Des vergers pas comme les autres. Promouvoir des vergers permaculturels

NADÈGE LECOUTURIER
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La durabilité alimentaire réinvente l’espace urbain  : la fabrique italienne paysanne

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« La Maison de l’alimentation durable »

Face à la perte de confiance des consommateurs envers les produits alimentaires, quelles solutions innovantes pourrait-on imaginer et développer dans la Fville du futur ? Un élément de réponse pourrait s’entrevoir dans la réhabilitation du commerce alimentaire de proximité. À la fois lieu de commerce et lieu de vie dans la ville, la Maison de l’alimentation durable (MAD) pourrait apporter une réponse à la recherche de proximité, d’humanité, de spécificité et de sens. En effet, à l’opposé du (…)


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