Rencontres solidarités alimentaires

Pourquoi des Rencontres sciences-société pour des solidarités alimentaires ?

Ces dernières années, notamment en lien avec la crise de la Covid-19, les questions portant sur l’accès à l’alimentation sont remontées en force dans l’agenda politique. Elles ont donné lieu à la création de divers programmes, dispositifs ou instances, et mobilisé un nombre croissant d’acteurs et d’actrices qui se sont notamment saisi.e.s du sujet pour répondre "autrement" aux enjeux de précarité alimentaire.

Bien que nécessaire, l’évolution des modalités et des formes d’accès à une alimentation durable au travers de la mise en œuvre de nouvelles solidarités alimentaires se heurte à plusieurs contraintes : tensions entre politiques publiques, initiatives collectives et responsabilisation individuelle des consommateurs ; risque de marchandisation de l’alimentation des plus pauvres ; nouvelles formes d’exclusion produites par les systèmes alimentaires alternatifs ; invisibilisation des plus précaires, dont les exilés et immigrés, dans le paysage alimentaire contemporain ; etc.

Les sciences ont un rôle à jouer pour aider à lever ces contraintes. En quoi le décloisonnement des regards entre sciences et avec la société peut-il permettre de répondre à ces enjeux, d’accéder à plus de justice agri-alimentaire et de fonder les bases d’une démocratie alimentaire ?

Une communauté scientifique diverse

Face à ce sujet de société capital et dans la lignée du travail d’une poignée de précurseur.se.s, de nombreux.ses chercheurs et chercheuses ont investi ces dernières années le large champ des inégalités sociales en matière d’alimentation.

Ils et elles présentent des profils variés, tant en termes d’ancrage disciplinaire (nutrition, économie, sciences sociales, sciences de gestion, géographie, agronomie, etc.), que d’angle d’entrée sur le sujet (la nutrition-santé, les systèmes alimentaires, les inégalités sociales, etc.) ou que de structure d’appartenance (institutions de recherche académique, laboratoires associatifs de recherche-action-intervention, bureaux d’études/think tanks, chercheurs.ses indépendants.es, etc.).

Si ces chercheur.se.s ne forment pas à date une communauté identifiée, cette diversité est une richesse. Donner à voir la façon dont le sujet est abordé selon différentes perspectives (et l’écho que cela trouve dans les expériences des acteur.rice.s et praticien.ne.s de terrain) est au cœur des ambitions de ces rencontres.