Diversité agricole, diversité de l’alimentation et santé en situation d’urgence
Félicité Tchibindat, Unicef, Cameroun - Les comportements d’abondance et l’excès de consommation de graisses animales, sucre et sel, partout dans le monde, induisent une augmentation des maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2 et obésité). Avec le développement de ces pathologies, et la volonté de les prévenir, on observe une forme de médicalisation de l’alimentation (y compris dans les situations de sous-nutrition), qui renouvelle de manière importante les relations entre alimentation, santé et bien-être.
Félicité TCHIBINDAT de l’Unicef Cameroun, rappelle que le recul de la malnutrition est moins rapide en Afrique (18 %) que dans le reste du monde (38 %). Sur ce continent, la lutte n’a pas été abordée de manière suffisamment multisectorielle : éducation, hygiène, assainissement, planning familial et protection sociale, ont cédé le pas devant les problématiques de santé. « La médicalisation est un raccourci qui séduit les donateurs. Mais elle conduit à un « desempowerment » des familles, qui s’en remettent aux aliments thérapeutiques qu’on leur distribue »
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