Alimentation, microbiote intestinal et maladies neurodégénératives - Michel Neunlist
Michel Neunlist, directeur de l’unité de recherche en neuro-gastroentérologie, Inserm, Université de Nantes - Les comportements d’abondance et l’excès de consommation de graisses animales, sucre et sel, partout dans le monde, induisent une augmentation des maladies non transmissibles (maladies cardiovasculaires, diabète de type 2 et obésité). Avec le développement de ces pathologies, et la volonté de les prévenir, on observe une forme de médicalisation de l’alimentation (y compris dans les situations de sous-nutrition), qui renouvelle de manière importante les relations entre alimentation, santé et bien-être.
Michel NEUNLIST, physicien de formation et directeur de l’unité de recherche en neurogastroentérologie à l’Inserm, a contribué à montrer que le tube digestif tenait un rôle central dans la santé. Le ventre serait notre deuxième cerveau, ou peut-être même le premier. Du fait de ses trois fonctions principales – transporter les nutriments, les absorber et défendre l’organisme contre l’extérieur – cet organe est impliqué dans certaines maladies digestives et maladies chroniques. Son équipe a mis en évidence l’importance du microbiote, sorte de « nouvel organe », dans les fonctions homéostatiques de l’intestin ainsi que des liens possibles entre les altérations de la perméabilité de l’intestin et la survenue de maladies du comportement mental ou neurodégénératives.